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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 20:41

Dix ans bientôt que je fais de la politique, et je ne suis pas étonnée qu’on en soit là aujourd’hui.

Oui, on a le cul sur un chaudron.

Daesh et le climat qui se dérègle. Ou le climat qui se dérègle et Daesh. Et tout ce dont je n’ai même pas encore conscience.

Je ne sais pas lequel nous atteindra en premier.

En ce qui me concerne directement, tout ça ne m’émeut plus beaucoup.

Mourir de ça ou d’autre chose, après tout.

J’arrive à l’âge où l’on se sent de plus en plus en sursis. J’ai des amies qui se battent déjà, et merveilleusement bien, pour repousser certaines attaques qui mettent leur vie en danger.

Alors chaque nouvelle belle journée qui s’écoule paisible est gagnée.

C’est ça de pris sur l’ennemi, comme j’aime à le dire.

On s’habitue en fin de compte à vivre avec l’idée d’une catastrophe imminente.

Mais je me surprends à observer mes enfants à la dérobée.

Se rendent-ils compte ?

Peut –être me ménagent-ils comme je les ménage.

Nous parlons de notre quotidien, nous nous sourions, je les embrasse très tendrement le soir.

J’ai parfois un terrible sentiment de culpabilité de les avoir fait venir au monde.

Julie m’a demandé hier : « J’espère que le conflit syrien ne va pas se déplacer en Europe. »

J’ai juste répondu « J’espère aussi ». On a laissé se poser le silence. « Elle sait », me suis-je dit.

Je retrouve parfois cette sensation de panique froide que j’ai ressentie quand je me suis mise dans la peau d’une mère japonaise au lendemain de Fukushima.

Ne plus savoir comment protéger ses enfants. Comment leur mettre un toit sur la tête.

Et ce sentiment terrible d’impuissance totale. Et de trahison.

Nous confions notre sort à des dirigeants politiques qui sont tout sauf à la hauteur. Tout sauf dignes et courageux.

Et cela ne m’étonne plus. Depuis que je fais de la politique j’ai vu ce qu’elle était : une lente guerre d’usure où les plus crapules finissent par accéder à la première place car ils s’accommodent de toutes les trahisons, de tous les reniements.

Car comme ils le disent, il faut bien « faire un peu de politique » à un moment donné.

Je l’ai vu au Modem , je l’ai vu à Nouvelle Donne. Mes deux expériences de militante dans un parti.

Le militant est utilisé comme bras à tracter, et s’il pose des questions dérangeantes, et rappelle les fondamentaux sur lesquels il a adhéré, il est déclaré coupable de « procès d’intention » ou « manque de maturité politique » (version MoDem), et de « manque de confiance et de bienveillance « (version Nouvelle Donne).

La politique aujourd’hui est une histoire de mensonge et de reniement perpétuel.

Et ce n’est pas étonnant : nombre de politiques vivent de cette politique depuis plus de 20 ans et sont tétanisés à la veille d’élections.

Tous ces candidats aux régionales se vantent d’alliances signées parce qu’ils ont un besoin vital d’être réélus. S’ils ne le sont pas demain ils seront adhérents à Pôle Emploi pour bon nombre d’entre eux. Et ils savent pertinemment bien que leur CV ne vaut plus rien, si tant est qu’à pôle Emploi un CV quelconque puisse avoir de la valeur….Et le plus souvent ils le masquent, mais sont deux dans un couple à en vivre, de la politique.

On comprend leur angoisse, mais leur manque de liberté nous mène là où nous sommes aujourd’hui.

Au bord d’un gouffre terrible.

Alors je crois qu’il est plus que temps que nous trouvions les moyens de lutter efficacement contre cette politique- là. Contre ces politiques-là.

Parce qu’ils nous font courir des dangers terribles.

Et que rien ne justifie que nos enfants paient pour leurs errements permanents.

Et qu’on ne vienne pas me dire que je fais le jeu du FN, car les meilleurs alliés du FN, c’est eux.

Sylvie Tassin.

Published by sylvie tassin
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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 22:10

Ma traduction de sa réponse publiée le 29 juillet sur son blog.

L'original est ici:

http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/29/treason-charges-what-lurks-behind-the-bizarre-allegations/

Accusations de trahison: ce qui se cache derrière ces étranges allégations.

Cette tentative surprenante de me faire accuser de trahison pour avoir conspiré afin de pousser la Grèce hors de l’Eurozone, est le reflet de quelque chose de bien plus vaste.

Elle reflète un effort acharné à délégitimer notre négociation de 5 mois (du 25 janvier au 5 juillet) avec une Troika furieuse que nous ayons eu l’audace de douter ouvertement de la sagesse et l’efficacité de son plan raté pour la Grèce.

Le but de mes pseudo-procureurs est de faire passer notre attitude rebelle lors des négociations pour une aberration, une erreur, ou mieux encore, selon la perspective de l’Establishment oligarchique grec favorable à la Troika, pour un crime contre l’intérêt national de la Grèce.

Mon crime ignoble a été, en exprimant la volonté collective de notre gouvernement, d’incarner les péchés suivants:

  • Me comporter devant les leaders de l’Eurogroupe comme un égal qui s’autorise à dire NON et présente des arguments de poids pour repousser le manque de logique catastrophique des énormes prêts concédés à un état insolvable soumis à une austérité contre-productive.
  • Démontrer que l’on peut être un Européiste engagé,lutter pour maintenir son pays dans l’Eurozone, et en même temps rejeter les politiques de l’Eurogroupe qui nuisent à l’Europe, déconstruisent l’Euro et piègent fondamentalement son pays par un esclavage de la dette entretenu par l’austérité.
  • Préparer des réponses à des dangers éventuels dont me menacent les collègues de premier plan de l’Eurogroupe et des officiels haut-placés de la Troika lors de discussions en tête à tête.
  • Révéler de quelle manière les gouvernements grecs précédents ont transformé des ministères aussi cruciaux que le Sécrétariat Général des Recettes Publiques et l’Office Statistique Hellénique en des ministères sous contrôle de la Troika et soumis à des pressions ayant vocation à saper le gouvernement élu.

Il est très clair que le gouvernement grec a le devoir de retrouver sa souveraineté nationale et démocratique sur tous les ministères , et en particulier le Ministère des Finances. S’il ne le fait pas, il continuera à renoncer aux instruments d’élaboration de sa politique auxquels les électeurs attendent de le voir recourir dans le cadre de la mise en œuvre du mandat qu’ils lui ont confié.

Dans le cadre de mes efforts en tant que ministre, mon équipe et moi-même avons mis au point des méthodes innovantes de développement d’outils du Ministère des Finances afin de répondre efficacement à la crise des liquidités crée par la Troika tout en récupérant des pouvoirs exécutifs auparavant usurpés par la Troika avec le consentement des précédents gouvernements.

Au lieu d’accuser et de poursuivre ceux qui, aujourd’hui encore, agissent au sein du service public comme les larbins et lieutenants de la Troika (tout en recevant des salaires substantiels des contribuables grecs qui souffrent depuis des années), c’est moi qui suis aujourd’hui persécuté par les hommes et partis politiques condamnés par les électeurs pour avoir transformé la Grèce en protectorat , aidés et encouragés par les médias de l’oligarchie.

Je porte leurs accusations comme des marques d’honneur.

La négociation fière et honnête que le gouvernement Syriza a menée depuis le premier jour de son élection a déjà amélioré la qualité des débats publics en Europe. Le débat sur le déficit démocratique qui affecte l’Eurozone ne pourra plus être étouffé. Malheureusement, les supporters de la Troika dans notre pays semblent incapables de tolérer ce succès historique. Leurs efforts pour le criminaliser se briseront sur les mêmes hauts-fonds que ceux sur lesquels s’est brisée la campagne de propagande contre le NON au référendum du 5 juillet : la grande majorité des Grecs courageux.

Traduction d'un billet de Yanis Varoufakis.

Published by sylvie tassin - dans crise grecque
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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 19:34
Ce soir je suis grecque et je croise les doigts.

Je ne suis pas venue en politique pour rien. J'y suis venue parce que j'avais envie de croire.

Croire qu'il pouvait y avoir des actes qui donnaient corps aux mots.

Des actes qui portent et qui transcendent.

Des actes qui vous font penser que le courage politique existe, qui vous font penser qu'à toute tentative de prise de pouvoir illégitime il peut y avoir une réponse courageuse, un NON.

Des actes qui rappellent qu'il peut y avoir du respect pour ceux qui chaque jour portent un fardeau, celui de l'exploitation de l'Homme par l'Homme.

Des actes qui font croire qu'un jour tout Homme peut se relever après avoir courbé l'échine durant des jours et des jours.

Pour cela, il leur faut une lumière au bout d'un tunnel.

Il leur faut celui qui par sa présence, son dynamisme et son courage donnera corps à cette volonté de se lever.

Je ne sais pas si demain les Grecs voteront OUI ou NON aux conditions mortifères des créanciers de leur pays , mais je sais que grâce à des personnes comme Alexis Tsipras ou Yanis Varoufakis, ils auront eu , l'espace d'un instant au moins, la possibilité de se lever pour dire NON.

La possibilité de devenir des hommes qui cessent de se sentir objets broyés par une machine impitoyable, des Hommes qui s'élèvent contre d'autres Hommes, à armes égales s'ils le veulent vraiment...

What happens when a man stands up and says: "Enough is Enough!"? Selma...

Que se passe-t-il quand un homme se lève pour dire: "ça suffit!".

Sylvie Tassin.

Published by sylvie tassin
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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 19:48
OXI: le jour du NON en grec.
OXI: le jour du NON en grec.

Conclusion de son allocution :

"Today, we have the chance to prove to ourselves–and indeed, to the world–that justice can prevail.

In these critical hours, as we face history together, we must remember that the only thing to fear is fear itself.

We will not allow it to overcome us.

We will succeed.

The dignity of the Greek people in the face of blackmail and injustice will send a message of hope and pride to all of Europe."

Extrait traduit.

"Aujourd'hui nous avons l'occasion de nous prouver, et de prouver au monde entier, que la justice peut l'emporter. En ces heures critiques, alors que nous affrontons l'Histoire ensemble, nous devons nous rappeler que la seule chose que nous ayons à craindre est la peur elle-même. Nous ne la laisserons pas nous envahir. Nous réussirons. La dignité du peuple grec face au chantage et à l'injustice sera un message d'espoir et de fierté envoyé à l'Euro"

Discours complet ici:

http://www.primeminister.gov.gr/english/2015/06/28/prime-minister-alexis-tsipras-statement-concerning-on-the-latest-developments/

21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 09:02

Pourquoi nous quittons Nouvelle Donne.

Quitter un parti si petit, si peu visible est un sérieux paradoxe. Mais aux dernières élections européennes, 549 774 électeurs ont justement choisi ce petit parti inconnu pour exprimer leurs envies de changement sur des sujets aussi essentiels que les pratiques politiques, le partage du travail et des richesses sans oublier le crucial partage du pouvoir.

Grâce à eux, Nouvelle Donne a existé plus fortement et sa présence s'est renforcée dans le débat. Des milliers d’adhérents ont rejoint avec enthousiasme le mouvement.

Mais aujourd’hui, nous, militants, responsables de comité locaux, candidats, élus, nous savons, chacun à notre niveau, que Nouvelle Donne ne changera rien à la vie politique.

Le constat est amer car nous faisons partie des 549 774 électeurs qui avons cru que le mouvement vers un renouveau était lancé.

Malheureusement, nous avons constaté que "faire de la politique autrement" s’est transformé en dogme d’exclusion , brandi comme une fin de non recevoir par ceux qui ne veulent, finalement, pas faire de politique du tout.

Aujourd'hui les instances de Nouvelle Donne dépensent plus d'énergie à organiser leur entre-soi qu'à préparer les alternances de demain.

Il est désormais impossible de faire exister une idée, de créer le programme politique que nous attendons tous, et la perspective des régionales devient un alibi de plus, permettant à un groupe réduit et contesté de décider pour le plus grand nombre, tout en limitant la moindre expression contradictoire.

Le parti du renouvellement des pratiques est désormais le jouet d'une oligarchie. Quelle ironie !

Ce serait risible si les propositions de Nouvelle Donne n'étaient pas indispensables à la réorientation de la politique française. Il faut remercier Pierre Larouturrou, qui fût et demeure un inspirateur talentueux, ce sont bien ses idées qui nous ont rassemblées et que nous avons défendues. Malheureusement le talent ne fait pas le leader, et le visionnaire, en refusant de prendre des positions claires et donc forcément clivantes, nous a souvent rendus inaudibles.

Nouvelle Donne est aujourd'hui un parti qui absorbe les énergies plus qu'il ne les dynamise. En l’état de notre Constitution, la vie d'un parti est rythmée par les échéances électorales. Nous sommes obligés de passer par ces échéances, ne serait-ce que pour, une fois élus, les modifier.

Mais pour cela, nous ne pouvons pas nous présenter aux régionales de décembre au mois de février, ni à la présidentielle de 2017 en 2018. Nos propositions ont un train d'avance et notre organisation un train de retard.

Face à un tel constat, nous avions le choix : changer les choses de l'intérieur (et réinventer le mythe de Sysiphe) ou partir… Après avoir vainement essayé de faire avancer le mouvement malgré les tourmentes, l'opacité de ces dernières semaines a rendu évidente l'inutilité de notre présence dans un parti vidé de son sens.

Malgré tout, la charte éthique de Nouvelle Donne fixant les garde-fous des élus, encourageant la transparence et la participation citoyenne, est reprise par d'autres, nous avons donc déjà réussi une première étape !

Nous voulons maintenant réussir la deuxième. L’heure est au rassemblement autour de ce qui nous parait impératif : permettre la mutation de notre économie, de notre justice sociale, ériger en principe de société la transition énergétique nécessaire à notre survie. Le temps des luttes partisanes stériles est révolu, c'est le regroupement des forces vives qui prime.

Afin d’essaimer nos idées, nous voulons participer à un nouvel élan, initier, soutenir ou rejoindre certains des rassemblements citoyens qui émergent dans notre pays et continuer de leur insuffler l’esprit de notre charte.

Nous vous incitons, vous, les 549 774 à faire de même et à ne pas baisser les bras, à garder haut l'espoir afin que « faire de la politique autrement », soit avant tout « faire de la politique », avec vous, près de chez vous, par des engagements pour des politiques concrètes à dimensions humaines.

Nous reprenons donc notre liberté pour avancer en confiance vers l'avenir. Nous élargissons le cercle de toutes celles et ceux qui, avec, et en dehors des partis, veulent faire de la Politique au service des citoyens.

contact@rdvcitoyens.fr

Joseph Boussion, porte-parole national - Emmanuel Chaumery, dernier secrétaire national - Laurence Danieau, secrétaire nationale - Isabelle Attard, Députée - Laure Adam-Chapron, Candidate à Bayeux aux départementales - Yolande Alix - Solange Arnaudies, Représentante Comité Régional Auvergne au Conseil Citoyen Déléguée du Conseil Citoyen au Bureau National – Jean-Louis Attard - Benjamin Ball - Nicolas Barré, porte-parole Haute-Normandie - Laurent Bernard - Christophe Billand - Claude Biziou - Christian Borras - Sélim Bouchareb - Gwendal Boule - Mathilde Buhot - Lionel Caze Pairoux - Emilien Cousin - Maxime Danieau - Ivan Darlet - Robert Darmon, ex co référent Vitrolles, ex co référent CT Nomade 13 - Frédéric Descrozailles - Fanny Despouys, communication interne du CRA /pole numerique - Marie-Isabelle Fernandez, Candidate à Marseille 10 aux départementales - Sophie Fonquernie - Didier Fradin, Référent Yvelines au CR idf - Rabia Franoux Moukhlesse - Muriel Freger - Annie Gautier - Carole Gehendges- Alain Gillie, membre de commission thématique nationale santé - Loic Hermant - André Jacques - Sam Karmann, artiste engagé - Alain Klepper, ex co référent CT Vendée – Véronique Klepper, Candidate à Marseille 1 aux départementales - Jeanne Lannoy - André le Bohec, Membre de la commission culture - Philippe Le Dauphin, ex-référent CT ND 41 - Willy Legatelois, ex-référent CT ND 41 puis ex-membre du CR ND Centre-Val de Loire - Rosa Ould-Améziane dit Florent - Antony Lepesqueux - Christophe Littera, Co-Tête de liste Marseille 1 aux départementales, ex co ref Vitrolles - Sandrine Lopez - Anne-Laure Néron - Simon Patry - Camille Pillias, commission culture - Anne-Françoise Pillias-Prunières - Emmanuel Poilâne, Tête de liste Ouest aux européennes - Thierry Poulet - Nathalie Puvilland - Eric Remen - Caroline Ridel Catherine Sardet - Jean-François Sauvaget - Lucette Sicard - Sylvie Tassin, ex référente CT Nantes et ex membre du CN - Frédric Toutain, Candidat à Bayeux aux départementales - Alain Vassort - Yann Web - Catherine Wimphen

25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 22:19
Des scènes amusantes, de la légèreté, et de l'humour. Il y avait du soleil pour dire NON à Monsanto.   Des scènes amusantes, de la légèreté, et de l'humour. Il y avait du soleil pour dire NON à Monsanto.
Des scènes amusantes, de la légèreté, et de l'humour. Il y avait du soleil pour dire NON à Monsanto.
Des scènes amusantes, de la légèreté, et de l'humour. Il y avait du soleil pour dire NON à Monsanto.   Des scènes amusantes, de la légèreté, et de l'humour. Il y avait du soleil pour dire NON à Monsanto.   Des scènes amusantes, de la légèreté, et de l'humour. Il y avait du soleil pour dire NON à Monsanto.

Des scènes amusantes, de la légèreté, et de l'humour. Il y avait du soleil pour dire NON à Monsanto.

Plus d'infos sur MONSANTO, numéro 1 mondial sur le marché des semences5 et le premier fournisseur d’événements de transformation génétique utilisés pour la production de semences génétiquement modifiées.

http://eco-ecolo.com/forme-sante/produits-monsanto/

Quelles sociétés utilisent les produits Monsanto ?

Attention, les marques mentionnées dans cette liste ne contiennent pas forcément des produits Monsanto mais elles appartiennent à des sociétés qui utilisent des produits Monsanto pour certaines de leurs productions.

Liste Produits Monsanto

Produis Monsanto: Les produits sucrés

1- Les chocolats de marque Lindt, Côte d’Or, Poulain, Milka, Dam, Toblerone et Suchard .
2- Les céréales Kellogg’s, parmi lesquelles Froties, Trésor, Special K, , Miel Pop’s ou encore All Bran.
3- Les biscuits Cadbury, Lu, Oreo et les cookies Pepperidge Farm.
4- Les glaces Miko et Ben & Jerry’s, Häagen Dazs.
5- Les bonbons Krema, Carambar et La Vogienne.
6- Les produits Savane ou Brossard .
7- Les chewing-gums Malabar ou Hollywood .
8- Les yaourts Yoplait.
9- Les barres de chocolat Bounty.

Produis Monsanto: Les boissons

10- Les boissons de la marque Coca-Cola: Coca-Cola, Fanta, Dr Pepper, Minute Maid…
11- Le boissons Ocean Spray, Schweppes, les sodas Pepsi-Cola, Seven Up.
12- Les cafés Maxwell et les thés Lipton
13- Les jus de fruits Topricana et Capri-Sun
14- Le lait Gloria de la firme Nestlé
15- Les boissons énergisantes Gatorade

Produis Monsanto: Les produits salés

16- Les biscuits apéritif Bahlsen et Benenuts.
17- Les chips Pringles, Lay’s et Doritos.
18- Les soupes et bouillons Knorr, Liebig, Alvale , Royaco.
19- Les préparations mexicaines Old El Paso.
20- Les spécialités fromagères Philadelphia.
21- Les pains Jacquet.
22- Les sauces Heinz, Benedicta, Amora.
23- Les plats préparés Findus, Marie, Tipiak.
24- Les produits Uncle Ben’s.

Produis Monsanto: Produis d’hygiène et d’entretien

25- Les shampoings, gels douche et déodorants Pantene, Monsavon, Axe, Rexona, Dove ou Timotei.
26- Les produits nettoyants Omo, Cif, Skip, Dash, Cajoline et Sun.
27- Les protections féminines de la marque Always.
28- Les couches pour bébé Pampers.
29- Les dentifrices Signal.
30- Ou encore les désodorisants Febreze.

Published by sylvie tassin
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 18:32

On apprenait jeudi par libre -échange info entre autres que notre gouvernement  est embarrassé par une note du Secrétariat Général des Affaires Européennes  sur le TAFTA  ou encore TTIP (accord de libre échange négocié entre états en secret et qui vise entre autres  à donner un pouvoir considérable aux multinationales avec la possibilité d'un recours aux tribunaux d'arbitrage privés de ces dernières contre les Etats. ( Quand on connaît le jugement qu'un arbitrage privé a rendu lors de l'affaire Tapie, on est en droit de  s'inquiéter.) 

Extrait de l'article de libre -échange info:

" Les services de l’État français y suggéraient aux eurodéputés de ne pas suivre les recommandations du rapporteur social démocrate Bernd Lange,sur la résolution TAFTA au Parlement européenLe texte de Lange prend (très modérément) ses distances avec le très controversé mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et État (ISDS en anglais).La note des services français demande quant à elle d’affaiblir encore davantage ce texte qui « tranche de manière un peu trop catégorique cette question » de l’ISDS.Elle incite donc les eurodéputés français à ré-intégrer le mécanisme d’arbitrage dans le TAFTA, contrairement à la position officielle du Parti Socialiste et à celle des parlementaires français."

Cet incident révèle que notre gouvernement continue de tenir un  double discours sur des questions  essentielles, livrant en sous-main  l'Etat à la dictature des multinationales tout en prétendant faire le contraire. (Matthias Fekl, rattaché  au ministère des Affaires étrangères, qui a pris position contre les arbitrages privés (ISDS)  est en charge du suivi des négociations au gouvernement alors que le SGAE  dépend du Premier-ministre).

D'autre part il en ressort que l'exécutif entrave une fois de plus le libre arbitre du législatifnos eurodéputés voyant leur positionnement ouvertement placé sous la pression de Matignon. 

 La défense de l'intérêt général, la transparence et la  démocratie version PS? Une honte.

 

Article complet ici:

https://www.libre-echange.info/veille/article/fuite-des-positions-francaises-sur

 

 

17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 14:58

« L’heure n’est pas aux jeux en Europe. »

Billet de Yanis Varoufakis, écrit le 16 février 2015, et publié ici:

http://www.nytimes.com/2015/02/17/opinion/yanis-varoufakis-no-time-for-games-in-europe.html

 

"J’écris ce billet en marge d’une négociation cruciale avec les créanciers de mon pays. Une négociation dont le résultat peut marquer une génération, et s’avérer  un tournant  dans l’expérience que nous faisons de l’Union Monétaire Européenne.

Les théoriciens des  jeux analysent les négociations comme  des jeux de « Split-the-Pie »* (on se partage le gâteau) impliquant des joueurs centrés sur leur propre intérêt.

Comme j’ai consacré de nombreuses années à effectuer des travaux de recherche sur la théorie des jeux, certains commentateurs se sont empressés de conclure qu’en tant que nouveau ministre des finances grec je m’activais à recourir au bluff, à divers stratagèmes ou options de sortie, pour contrecarrer un mauvais jeu.

Rien n’est plus éloigné de la vérité.

Si mon parcours dans le monde de la théorie  jeux m’a convaincu  de quelque chose, c’est que ce serait pure folie que d’envisager les discussions actuelles entre la Grèce et nos partenaires comme un jeu de marchandage auquel l’on perd ou l’on gagne en usant de bluff et de subterfuges tactiques.

Le problème de la théorie des jeux, comme je le disais à mes étudiants, est qu’il tient pour acquises les motivations des joueurs. Au poker ou au blackjack ce présupposé ne pose pas de problème. Mais dans les négociations en cours entre  nos partenaires européens et le nouveau gouvernement grec, le point clef est de se forger de nouvelles motivations. Concevoir un nouvel état d’esprit qui transcende les barrières nationales, anéantisse la  distinction entre créancier et débiteur au profit d’une vision pan –européenne, et place le bien européen  au-dessus des petits calculs politiques, (dogme qui s’avère dangereux  lorsqu’il se généralise),  une conception de l’Europe qui place « NOUS »  avant   « EUX ».

En tant que ministre des finances d’une petite nation qui subit de lourdes pressions fiscales, sans   banque centrale propre et considérée par de nombreux partenaires comme un débiteur posant problème, je suis convaincu que nous n’avons qu’une seule option. Résister à toute tentation de considérer ce moment charnière comme une expérimentation stratégique, et, au lieu de cela, faire une présentation honnête  de l’état de l’économie sociale en Grèce, mettre sur la table nos propositions pour relancer l’activité économique, expliquer pourquoi elles sont dans l’intérêt de l’Europe, et tracer la ligne rouge que notre sens du devoir et notre cohérence nous empêcheront de franchir.

La grande différence entre ce gouvernement  et le gouvernement grec précédent est double : nous sommes déterminés à nous heurter  à de puissants  intérêts particuliers pour faire redémarrer la Grèce et gagner la confiance de nos partenaires. Nous sommes aussi déterminés à ne pas nous laisser traiter comme une colonie de la dette condamnée  à endurer . Le principe de l’austérité la plus sévère pour l’économie la plus en récession  ne serait qu’étrange si elle ne causait pas beaucoup de souffrances inutiles.

On me pose souvent cette question : que se passera-t-il  si la seule façon d’obtenir des financements est de franchir la ligne rouge et d’accepter des mesures que vous considérez faisant partie du problème et non de la solution ? Par fidélité au principe qui m’interdit de bluffer, je réponds : la ligne que nous avons tracée comme étant la ligne rouge ne sera pas franchie. Sinon, ce ne serait pas une ligne rouge, mais tout simplement du bluff.

Mais si cela cause beaucoup de souffrances à votre peuple, me demande-t-on ? Vous devez bluffer.

Le problème de ce type de raisonnement est qu’il repose sur le principe, comme pour la théorie des jeux, que nous vivons dans une tyrannie des conséquences. Qu’il n’existe pas de situation dans laquelle nous devons faire ce qui est juste non par stratégie, mais parce que… c’est juste.

Face à un tel cynisme le gouvernement grec innovera. Nous nous désisterons, quelles qu’en soient les conséquences,  d’accords qui sont mauvais pour la Grèce et mauvais pour l’Europe.

Le jeu «  on rallonge  le plan d’aide et on fait mine que ça marche » qui a commencé après que la dette publique grecque fut devenue insoutenable en 2010 se terminera. Plus d’emprunts tant que nous n’avons pas un plan crédible pour relancer l’économie afin de rembourser nos emprunts, aider la classe moyenne à se redresser, et s’attaquer à la crise humanitaire épouvantable.

Plus de programmes de réformes qui prennent pour cibles nos pauvres retraités et les pharmacies familiales alors que la corruption à grande échelle reste impunie.

Notre gouvernement ne  demande pas à nos partenaires une solution pour ne pas honorer nos dettes. Nous demandons quelques mois de stabilité financière qui nous permettront de nous attaquer aux réformes que la grande majorité de la population grecque peut  approuver et soutenir. Afin que nous puissions ramener la croissance et mettre fin à notre incapacité à payer ce que nous devons.

Certains pourront penser que ce retrait de la théorie des jeux est motivé par une ligne politique de gauche radicale. Non. L’influence majeure ici est celle d’Emmanuel Kant, ce philosophe allemand qui nous enseigne que l’on peut échapper de manière rationnelle et libre à l’empire de l’opportunisme politique en faisant ce qui est juste.

Comment savoir si notre modeste programme politique qui constitue notre ligne rouge est juste selon la philosophie de Kant ? On le sait en regardant dans les yeux ceux qui ont faim dans les rues de nos villes, en observant notre classe moyenne étranglée, ou en considérant l’intérêt  de ceux qui travaillent dur dans chaque ville ou village de notre union monétaire européenne.

Après tout l’Europe ne retrouvera son âme que lorsqu’elle regagnera la confiance des peuples en plaçant leurs intérêts au centre des enjeux."

 

 

*Split-the-Pie game :  jeu "on partage le gâteau"  basé à la fois que ce que l’on veut obtenir mais pondéré parce que l’on suppose que l’autre va demander.

 

Traduction de Sylvie Tassin.

Published by sylvie tassin - dans Europe
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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 20:40

Résultat de recherche d'images pour "lacan quotidien image"

 

Voici quelques morceaux choisis d'un article paru hier sur Yanis Varoufakis et sa symbolique pour le peuple grec, dans le numéro 476 du Lacan quotidien, intitulé "la Rhétorique des Apparences" et écrit par un psychanalyste d'origine grecque, Réginald Blanchet.

Le lien vers le numéro 476 est ici:

http://www.lacanquotidien.fr/blog/2015/02/lacan-quotidien-n-476/

l'article:

http://www.lacanquotidien.fr/blog/wp-content/uploads/2015/02/LQ-476.pdf

 

 

Le renfrogné et l’impertinent (Wolfgang Schäuble vs Yanis Varoufakis)

C’est dans la posture de cet impertinent à l’esthétique téméraire que tout un peuple se reconnaît à présent. Sa satisfaction est d’ordre symbolique. C’est la satisfaction attachée au fait de pouvoir parler, d’être admis à la parole et d’être écouté. Il n’est pas sûr qu’il sera exigé beaucoup plus du nouveau ministre, au-delà d’être un faire-valoir auprès des instances internationales, le porte-voix des sans voix. Tout le monde est convaincu de la difficulté de la mission. Lui-même a, si l’on peut dire, d’ores et déjà annoncé la couleur : « Si les intérêts de l’establishment venaient à nous faire disparaître, ditil au Financial Times repris par le journal en ligne iefimerida du 2.2.15, du moins aurions-nous l’honneur d’être tombés en livrant le bon combat ».

 

Austérité esthétisée

La mise vestimentaire de Y. Varoufakis affranchie des conventions protocolaires est le discours sans parole qui dit la contestation de tout un peuple quant à l’establishment qui le malmène...

Car, ne leur en déplaise, Varoufakis est à sa manière un apôtre de l’austérité, la vraie. Non pas celle qui s’exerce au détriment des plus faibles et des plus vulnérables et au proft des plus fortunés, mais celle qui est la marque d’une vie de tempérance menée par tous à l’opposé de la débauche propre au capitalisme de déprédation. Le ministre de Syriza est un Réformé, ce que montre sa tenue de clergyman sécularisé, toute de sombre sobriété. Apôtre du capitalisme réformé, lucide, du reste, quant aux sacrifces auxquels il faudra à nouveau que le plus grand nombre consente, nonobstant la « crise humanitaire » dont il conviendra de soulager la souffrance, Y. Varoufakis le proclame sans ambages, dans la conférence de presse tenue le 28 janvier dernier, au moment de prendre les rennes du ministère des fnances : « Nous sommes pour le λιτός βίος, la vie de sobriété. Nous ne pensons pas que la croissance signife voir tant de Porsche Cayenne circuler dans les ruelles de nos villes. Non plus, d’ailleurs, davantage d’ordures se répandre sur nos plages ou de dioxyde de carbone infester notre atmosphère ».  


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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 19:58

                    Une sortie de la Grèce entraînerait la fin de leuro-Varoufakis | Crédits photo : Aristidis Vafeiadakis/ZUMA/REA       

 

L'entretien vidéo du 9 février  est ici, à partir de la minute 1.24.

http://money.cnn.com/2015/02/09/news/world/greek-finance-minister-reform/

 

(Ma) traduction de l'interview.

Vous avez entendu qu’ils parlent fermement et vous êtes aussi déterminé à tenir bon. La BCE dit qu’elle n’acceptera plus les titres de l’état grec comme garanties pour de nouveaux prêts … Cela ne réduit-il pas un énorme canal de financement de l’état grec , qui s’ajoute au rejet du plan d’aide qui est une autre source de revenus énorme?

Séparons les deux problèmes. La BCE a remplacé une forme de refinancement par une autre. C’est quelque chose qui s’est déjà produit auparavant sans répercussions majeures. Personnellement je pense que ce geste était trop prématuré mais quoi qu’il en soit ce n’est pas tellement significatif.

Deuxièmement la question du plan d’aide. Ce gouvernement ,Christiane,  a été élu pour remettre en cause la logique même  des plans d’aide qui ont commencé en 2010.

Ce qui s’est passé en 2010 est que l’état grec est devenu insolvable. Et les Grands d’Europe, dans leur grande et infinie sagesse,  ont décidé de traiter ce problème d’insolvabilité comme si c’était un problème de liquidités. Alors ils ont déversé  le plus grand prêt de l’histoire sur les épaules les plus fragiles d’Europe à condition que nous réduisions notre revenu de quasiment ¼.

 (…) En fait un enfant de 10 ans pourrait vous dire que cela ne peut pas bien finir. Donc ce n’est pas que nous refusions quoi que ce soit, nous ne jouons pas les gros durs, du moins en ce qui nous concerne.  Tout ce que nous voulons c’est avoir une discussion rationnelle,  pour que cette stratégie d’énormes  prêts  à des insolvables à condition de réduire toujours davantage  leur revenu disponible cesse,  parce que cela n’a de sens pour personne.

Laissez-moi reprendre votre métaphore : vous avez parlé d’un enfant de 10 ans avec de vagues connaissances en maths, mais je dois vous poser des questions mathématiques car vous venez de parler de baisses de revenus colossales (évoquées plus haut ), plus l’augmentation du salaire minimum, plus l’idée de réembaucher toutes sortes de fonctionnaires : les chiffres ne collent pas. Vous n’avez pas expliqué comment vous allez combler les manques,  comment allez-vous faire ?

D’accord, reprenons à partir de certains mythes qui vous sont certainement parvenus  à travers un prisme déformant.

Prenez la question, le problème de réembaucher. Ce que nous nous sommes engagés à faire, Christiane, soyons clairs, est de réembaucher au cours de l’année à venir 1% , juste un tout petit 1% de ceux qui ont perdu leur emplois , des centaines de milliers qui ont perdu leur emploi au cours de ces 5 dernières années, et ces personnes que nous allons  réembaucher sont  des gardiens d’écoles , et des gens qui ont été renvoyés par des moyens légaux très suspects. Ceci ne vaut même pas la peine qu’on en discute,  1% seulement  des pertes d’emplois vont être restituées.

Quant à la question de savoir d’où nous allons sortir l’argent…Ecoutez, au cours des 5 dernières années,  à cause de l’aspect inapplicable de ce programme illogique qui lui est  imposé, la Grèce s’est retrouvée  dans le flou le plus complet  à cause des différents accords avec nos créanciers.  A divers moments, laissez-moi  vous donner l’exemple de 2012, (avant il y a eu  2011),  il y a eu cette impasse entre les autorités grecques et nos créanciers et  à chaque fois on trouvait une formule pour  se donner quelques mois et parvenir à un accord . Ce que ce gouvernement  est  entrain de faire,  c’est quelque chose qui n’a jamais été tenté auparavant :  vous savez nous étions comme des drogués et nous ne pensions qu’ à la dose suivante,  le nouvelle  tranche de prêt…  Nous ne voulons pas de la prochaine dose, nous nous fichons du prochain prêt alors que notre dette n’est pas tenable, nous nous voulons simplement  nous débarrasser de l’addiction.

Très bien  mais comment allez-vous obtenir de meilleures conditions pour votre guérison pour poursuivre votre métaphore ?  Les gens disent que jamais la Grèce n’a bénéficié de conditions aussi avantageuses et aujourd’hui à Washington Angela Merkel a dit ceci : « Je pense que ce qui compte est ce que la Grèce va mettre sur la table, j’attends que la Grèce vienne avec des propositions viables et nous en parlerons. » Qu’avez-vous à proposer de viable ?

Je ne pense pas qu’on ait le temps de détailler les propositions que nous allons faire mercredi mais je suis très content que la chancelière nous ait invités à le faire parce que la seule chose qui nous préoccupe , tout ce que nous demandons, de nos partenaires européens , Christiane, est d’avoir l’opportunité de mettre nos propositions sur la table. C’est  de se voir octroyer un moment , quelques semaines, rien de plus, durant lesquelles nous pouvons réfléchir avec eux mais plus précisément, laissez-moi dire cela :  notre gouvernement n’a qu’un seul but ,qui est de  réformer la Grèce en profondeur , de façon à ce que nous ne nous retrouvions jamais plus dans la situation que nous avons connue en 2009 et 2010. Mais nous ne pouvons pas faire cela tant que nous sommes prisonniers du piège déflationnaire de la dette. Rappelez-vous que la Grèce a une dette de 175% de son PIB et au même moment nous avons un système bancaire brisé qui ne fonctionne pas comme mécanisme de crédit, nous avons un taux d’investissement négatif et nous avons l’engagement pris par les gouvernements précédents (qui fait partie de notre plan de sauvetage)  d’avoir un excédent budgétaire primaire de 5% par an …C’est comme essayer d’extraire plus de lait d’une vache malade en la fouettant ! Vous allez la tuer, pas en obtenir davantage de lait !

Alors pour que nous puissions rembourser nos dettes et retrouver de la croissance nous avons besoin de respirer fiscalement,  nous avons besoin d’un excédent primaire, nous nous sommes engagés à avoir un budget à l’équilibre et un excédent budgétaire primaire de 1.5%.

Les gens veulent savoir comment vous allez devenir plus compétitifs : vous parlez d’augmenter  le salaire minimum (d’un petit pourcentage je sais mais sur un très grand nombre de gens), mais je veux juste vous poser la question d’un départ de la zone euro. Vous avez dit que cela causerait un désastre pour l’ensemble de la zone,  d’autres  pays semblent intégrer cette éventualité…

Ma question est : ne craignez-vous pas une panique en Grèce, que les gens essaient de prendre les banques d’assaut ,allez-vous leur interdire de sortir leur argent ?  Qu’allez-vous faire pour empêcher une panique et votre situation économique d’empirer si vous quittez la zone euro ?

 

Nous n’allons pas quitter la zone euro. Le Grekxit (sortie de la Grèce de la zone euro) n’est absolument pas ce que nous avons en tête. Nous nous considérons comme faisant partie de la zone euro.  Quelles que soient les critiques que nous pouvons formuler  à l’égard  de la zone euro , une fois que vous en faites partie vous devez en être solidaire. M. Draghi en novembre à Helsinki  a résumé la question  en ces termes brillants: « Pour que l’euro réussisse quelque part, elle doit réussir partout! » Et ceux qui jouent avec l’idée de mettre en danger la Grèce ou d’amputer l’euro zone de la Grèce sont extrêmement imprudents parce que c’est une expérience qui n’a jamais eu lieu avant.  Ceux qui pensent qu’ils peuvent l’amputer de la Grèce et garder intacte la zone euro n’ont aucune preuve que cela puisse marcher. Cela n’a jamais été essayé et nous ne devrions pas jouer avec la vie des gens dans le but d’opérer une fragmentation graduelle de la zone euro, parce que les forces centrifuges épouvantables que cela libèrera peuvent tout à fait déchirer toute l’Europe.  Et la dernière chose dont ont besoin l’économie mondiale, (…) l’économie chinoise,  est ce type de turbulences en provenance de la zone euro au moment où tout le monde a des difficultés à se remettre de la débâcle de 2008 .

 

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