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Dimanche 8 novembre 2009


Girls need MoDem or MoDem needs Girls?



Voici un article publié sur le blog de Patricia Gallerneau,présidente de la section MoDem de Pornichet et qui entre nous (mais à relayer le plus largement possible, jusqu'aux hautes sphères parisiennes...) serait une formidable tête de liste départementale pour ces régionales! (modempornichet.over-blog.net)


Les candidatures sont bientôt closes. La date limite était fixée au 31 octobre, elle vient d’être repoussée au 15 novembre..

Le siège parisien du MoDem doit incessamment faire redescendre vers les régions et départements, la liste des candidat(e)s pour qu’elle soit ordonnée et validée par une consultation régionale ou départementale des militants.

Notre 7eme circonscription ( La Baule Guérande) présente déjà plusieurs candidatures masculines et féminines dont nous sommes très fiers.

La liste régionale sera le reflet de nos territoires.
Elle sera aussi le reflet des adhérents de l’ex UDF, de Cap 21, des Verts qui ont rejoint nos rangs et des adhérents du nouveau Modem, celui de 2007. Ce sont les plus nombreux.

Aujourd’hui les adhérents de la droite traditionnelle, plus mal à l’aise peut-être à la suite des prises de position de Marielle de Sarnez ou de François Bayrou, ou qui ne les ont pas comprises, sont déjà partis vers d’autres cieux, UMP ou Nouveau Centre, ou même vers la confidentielle alliance centriste. Les militants qui ont pas résolu leurs problèmes d'identité ou de doctrine sont peu nombreux.

Un tour d’horizon de nos sections 44 montre que le tissu militant du mouvement, est devenu assez cohérent et soudé et que les militants qui s’expriment, les plus motivés sont beaucoup de nouveaux venus.

Chez les cadres, élus internes de 2008, il n’en est pas toujours de même… Certains d’entre eux en Loire Atlantique ont été élus externes sur des listes de la droite traditionnelle (UMP). On peut comprendre leur trouble et l’inconfort de leurs positions, alors que le modem se recentre et s’autonomise!

Ils seront donc naturellement plutôt en retrait lors de ces prochaines élections régionales, le siège national ne souhaitant plus prendre le risque de les voir, une fois élus s’éloigner du mouvement, un mandat tout neuf sous le bras! François Bayrou refusera cette perpétuelle hémorragie d’élus et souhaitera pouvoir compter sur ceux, solides qui prendront la relève en mars 2010.

C’est pourquoi plusieurs d’entre nous, parfaitement en accord avec la stratégie développée d’ouverture et d’identité propre, ont déposé une candidature dans ce sens : en accord avec nos valeurs, avec nos chartes éthiques qui empêchent le cumul des mandats, avec  une forte exigence de disponibilité et d’engagement envers le Mouvement démocrate.

Nous avons besoin d’élus, mais d'élus qui soient solides et fidèles, pour aujourd’hui et surtout pour 2012 !

Les états d’âme de nos cadres départementaux développés dans la presse depuis deux mois en Loire Atlantique sont parfaitement néfastes au MoDem. Ils impliquent donc pour les dirigeants du mouvement des choix nets dans les candidatures !

Les cadres/candidats qui n’ont pas la certitude de leur attachement MoDémocrate ne pourront en aucun cas pas être emblèmes, ni « chefs de file » de nos régions et de nos départements. Nous ne pouvons plus nous permettre de désertions opportunistes…

Il est prévisible et probable que les adhérents ne les suivront pas.

Les candidats choisis ne sauraient faire campagne sans militants, tout comme François Bayrou aura besoin d'eux en 2012 ! Jamais on ne verra élire un Président sans troupes même mal chaussées et mal nourries, ni gagner une élection tout en étant isolé. ça me rappelle Napoléon et la bataille d’Italie…

Ainsi nous attendons avec confiance les consultations des adhérents sur leurs territoires, indispensables et précieux appuis des décisions des instances nationales dans la validation des listes de candidats aux élections régionales!


Patricia Gallerneau. 

Par sylvie tassin - Publié dans : reflexion
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Mercredi 4 novembre 2009




  "Une bibliothèque, c'est le carrefour de tous les rêves de l'humanité" Julien Green

Rêver est d'autant plus précieux que les temps sont âpres.
A Nantes, dans le quartier des Dervallières, , depuis la mutation d'une titulaire, la bibliothèque n'est plus cet espace ouvert si important pour le maintien du lien avec l'autre et le monde de l'autre.
Selon la mairie socialiste de la ville,qui ne s'est montrée que très peu réactive malgré les courriers successifs, recruter du personnel municipal est un frein au dynamisme du bénévolat.
Ceci explique-t-il la lenteur du processus de remplacement (tout d'abord refusé ) et une situation qui dure depuis le 11 juillet et ne devrait pas être débloquée avant janvier 2010?

Le bénévolat est à encourager,certes.
Avoir des priorités politiques  comme l'égalité des chances et  les décliner dans des actes aussi essentiels que de maintenir une bibliothèque ouverte, encore plus.

Sylvie Tassin.
Pour plus d'informations consulter les articles de Ouest France du 8 juillet et du 23 octobre 2009.


Communiqué de presse du MoDem (2 novembre 2009)

   Depuis le 18 juillet, la bibliothèque Emilienne-Leroux des Dervallières ne fonctionne plus que par intermittence par manque de personnel municipal. L’accès de tous à l’information et la culture étant la condition première de l’égalité des chances, le MoDem de Nantes , ses conseillers municipaux ainsi que les Jeunes Démocrates 44 proposent  à la mairie de travailler à une solution d’urgence permettant l’ouverture régulière de l’établissement.

Sylvie Tassin , présidente de la Section Nantaise.  www.modem-nantes.fr

Cyril Begue , président des Jeunes Démocrates 44, www.jeunes-democrates44.fr
 


Par sylvie tassin - Publié dans : billets d'humeur
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Dimanche 1 novembre 2009

Nantes, le 30 octobre 2009

Les sections MoDem de Nantes et de la 3ème circonscription demandent la tenue

d'une table ronde en urgence sur l'avenir des familles Roms de l'Agglomération Nantaise
Hier, jeudi 29 octobre, un camp de Roms a été expulsé du bas Chantenay , déplacé devrait-on dire puisque une

centaine de familles s'est réinstallée à Coueron, sur des terrains innondables, puis à Indre et Saint

Herblain.

La statu quo ne peut plus être maintenu, que ce soit pour les riverains ou pour ces réfugiés.

Nous demandons que soit organisée au plus vite, comme le demande le collectif Romeurope, une

table ronde réunissant les familles, les associations, les municipalités concernées et la préfecture

afin de trouver des solutions acceptables et durables pour ces citoyens européens.

Contacts :

Sylvie Tassin, Présidente de la section MoDem de Nantes.

                                                      Franck MEYER, Président de la 3ème circonscription du MoDem 44.


De la schizophrénie en politique.
"Je defends l'Europe, la
solidarité
, la fraternité entre les peuples,  j'expulse les Roms chez le maire voisin."

Rappel de la déclaration , en 2008,
de Vladimir Špidla, (commissaire européen à l'Egalité des chances)  après le
sommet pour un engagement commun en faveur d’une meilleure intégration des Roms -


"Le sort des Roms au XXIe siècle entache la conscience de l’Europe" "Certes, les problèmes sont multiples et complexes, mais nous disposons des outils nécessaires à une meilleure intégration: législation, financement et partage de politiques à l’efficacité avérée. Nous avons maintenant besoin d’un engagement commun au niveau local, régional, national et européen pour mieux utiliser ces outils et offrir des perspectives plus favorables aux communautés roms de toute l’Union européenne."

Par sylvie tassin - Publié dans : reflexion
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Dimanche 1 novembre 2009

 Résumé et réaction de Philippe Heraud, modem Nantes.

http://programmes.france3.fr/mise-a-mort-du-travail/

 Résumé de la première partie

En France, 3 salariés sur 4 travaillent dans les services. S’il il y a une crise du travail, c’est donc de là qu’il faut l’observer. Nous nous sommes installés dans une entreprise anodine, une entreprise comme il en existe aujourd’hui des dizaines de milliers dans le monde : Carglass. Mondialisée, standardisée, Carglass est une filiale du groupe anglais Belron présent dans plus de 30 pays du monde. Ici, deux credo : une productivité maximale et un client roi totalement satisfait… Deux notions qui, aujourd’hui, dans toutes les entreprises de services du monde, imposent la mise en place d’un management de la manipulation...

Résumé de la deuxième partie

Alors que la crise fait vaciller le capitalisme financier, La Dépossession raconte l’extraordinaire pouvoir des actionnaires sur le travail et les travailleurs. L’histoire nous transporte d’une usine Fenwick – un fabricant industriel de matériel de manutention implanté dans le centre de la France – jusqu’aux arcanes de la finance new-yorkaise. Petite entreprise française née il y a 150 ans, Fenwick est racheté en 2006 par l’un des financiers les plus redoutés des États-Unis, Henry Kravis. Un homme à la tête du fonds d’investissement KKR, dont les ventes annuelles dépassent celles de Coca-cola, Disney et Microsoft cumulées. Avec ce rachat, pour les salariés français de Fenwick, la donne va radicalement changer. Cette même histoire se déroule dans des dizaines de milliers d’entreprises à travers le monde…

A voir ou à revoir absolument.

 

« Le résultat est envoûtant ; on en sort presque saoul en réalisant que cela est bien la réalité d'une grande part des "grandes" entreprises et donc d'une grande part des salariés de ces dites entreprises.

 

Si ce discours peut paraître "facile", "déjà vu", il est une triste vérité.

 

Car nous voici bien à l'ère des sociétés de "services" (*) où, dans la course effrénée au gain de production et à la baisse des coûts, la ressource principale et donc la charge budgétaire à "tuer" et à (op)presser c'est l'Homme. La charge c'est nous !

 

Par ailleurs, nous sommes aussi de l'autre coté de la barrière et en tant que client, nous sommes en tant que tel de plus en plus exigeant ; plus, plus vite, mieux, moins cher ! Cherchez l'erreur ! Il serait peut-être le temps d'arrêter la schizophrénie !

 

Ainsi dans une société où "consommer fait l'Homme", le consommateur, le client est proclamé roi à grand renfort de publicité et de promotion. Cette proclamation "faussée" faisant de chacun un roi, nous sommes notre propre roi et en devenons notre propre esclave. Impossible dans ses conditions de se rebeller car cela équivaudrait à se mettre la tête sur la guillotine.

 

Cerise sur ce bô gâteau, tout cela fait de nous des individus cernés par nous même, isolés et faibles, écrasés sous notre couronne de plomb.

Le management a bien compris cela et l'encourage en le mêlant à l'angoisse du chômage.

 

Et si, sur les dossiers "sociétés privées appartenant à de gros actionnaires sur-puissants", plus rien n'est à démontrer, celles-ci ne sont plus le seul terrain de jeu. Tous les grands managers veulent jouer, qu’ils soient  du privé, du public ou du semi-public.

 

 

Mais comment admettre que ces grands patrons, qui sont Homme avant tout, ne croisent pas de temps en temps leur conscience qui leur dirait "dis-donc, c'est pas un peu dégueulasse ce que t'es en train de faire ?". Je pense que oui, et je pense que cela génère du malaise mais ils ont un antidote ! Si l'angoisse les étreint, ils se rassurent en se rappelant qu'un grand club, Le grand club les protègent; ils se doivent allégeance mutuelle, créant ainsi tout à la fois un pacte de non agression et un pacte d'entraide. Si l'un d'eux sort du cercle alors ils peuvent tous être en danger. Ils se gardent bien, donc, de laisser un des leurs sur la route. L'angoisse est passée, ouf !

 

Doc à voir donc et à méditer aux cotés des "ressources humaines", "Violence des échanges en milieu tempéré" et autres "Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés".

 

*: Je n'oublie pas le secteur secondaire où les dégâts sont déjà faits et connus. Des salariés pressés et abîmés ont été rejetés comme les déchets de la production de gain, soit au chômage soit dans le sous-emploi, la précarité, le tertiaire ou les trois à la fois. De plus, la matière première est depuis longtemps aux mains des marchés financiers. »

 

 

Philippe Heraud

Par sylvie tassin
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Dimanche 1 novembre 2009


Bilan carbone de mes peintures en progrès.

Extraits de conversations d’un samedi soir autour d’un dîner :

« Nicolas Hulot ça va un moment mais là, si on l’écoute trop on n’a plus qu’à se tirer une balle ! »

Bon encore une fois c’est repli total. Le monde ne peut être si mauvais.

Dominique Reynié  qui dirige la Fondation pour l’Innovation Politique  reproche à le France de s’abandonner à une écologie culpabilisante et  punitive.

Effectivement, la menace de représailles  seule n’est pas porteuse .Elle ne fonctionne que si elle est  assortie d’une possibilité de sortir de l’impasse qui soit suffisamment attractive pour donner envie de suivre. Les écolos ont une lucidité qui se pare souvent d’accents  catastrophistes. Et quand le problème majeur est de se loger, manger,se chauffer, payer ses traites, il n’y a plus assez de ressort pour encaisser ces  messages sombres .Alors on ferme les écoutilles et on vote pour celui qui promet la lumière.

Il va falloir trouver le moyen d’entraîner les électeurs, ce sont les seuls à pouvoir contrer les lobbies puissants qui font la loi chez les politiques et nous empêchent d’avancer assez vite sur ces questions.

Alors travaillons à réconcilier  écologie et  optimisme, écologie et confiance en l’Homme.

Par sylvie tassin - Publié dans : reflexion
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Dimanche 25 octobre 2009

 Jeudi 22 octobre                                  Réflexions 

Je vous ai écoutés sagement ce matin, à la recherche d’un thème fédérateur accessible aux électeurs, et que je résumerai ainsi :

« Y  a-t-il dichotomie entre écologie et constance du progrès ? »

L’image de marque de l’écologie, est entachée pour nombre de citoyens par la sur représentativité médiatique d’extrémistes prompts à dénoncer le matérialisme confortable sur lequel tout un chacun s’est confortablement reposé depuis longtemps.

Pour beaucoup de nos concitoyens ordinaires, écologie équivaut à retour au moyen âge.

Or , à entendre les politiques à la fibre écologique marquée s’enflammer lorsqu’ils défendent leur cause, deux options s’offrent à nous :

celle de l’ouverture : admettre  que cette passion est signe que  nous sommes sans doute au pied du mur et que continuer à dormir sur nos deux oreilles relève de l’inconscience,

ou au contraire celle du repli : se mettre l’oreiller sur la tête en marmonnant  que décidément ces « écolos diabolisateurs » ne sont bons qu’à nous plomber  le moral !

Pour vous aider à choisir, je vous propose de méditer sur ces petits extraits :

 «  Les artistes naguère n’aimaient pas ce qu’on appelait le Progrès … les Romantiques, tout contemporains qu’ils étaient des Ampère ou des Faraday, ignoraient aisément les sciences, ou les dédaignaient ; ou n’en retenaient que ce qui s’y trouve de fantastique. Leurs esprits se cherchaient un asile dans un moyen âge qu’ils se forgeaient, fuyaient le chimiste dans l’alchimiste. Ils ne se plaisaient que dans la légende ou dans l’histoire, c’est à dire aux antipodes de la physique … Or la suite du temps … s’est divertie à former une confusion tout admirable de deux notions jadis exactement opposées. Il arriva que le merveilleux et le positif ont contracté une étonnante alliance, et que ces deux anciens ennemis se sont conjurés pour engager nos existences dans une carrière de transformations et de surprises indéfinies … »

 «  … Il ne s’agit plus maintenant de périls lointains. La dégradation de la Terre, sa contamination par les résidus atomiques, la destruction du sol, la pollution des eaux et de l’atmosphère, la mécanisation de l’existence, le déracinement et la déshumanisation de l’homme sont des faits actuels qui non seulement n’ont aucune chance de se résorber d’eux-mêmes mais qui chaque jour, ne cessent d’empirer ... Le salut n’est possible que si nous comprenons l’étendue des périls, que si nous réalisons l’absolue nécessité de ne plus laisser la nef voguer au gré des flots, mais de refaire le point et de reprendre le gouvernail d’une main ferme … Nous avons à prendre conscience de nos relations essentielles avec le milieu technique que nous avons créé et de nos rapports, à travers les nouvelles structures ou en dehors d’elles, avec la nature. De cette prise de conscience dépend d’abord notre destin …. »

Le premier texte de Paul Valéry date de 1931 et le second de René Duchet date de 1955.

Nos questions d’aujourd’hui , existentielles et concrètes,sur l’avenir de notre monde, rejoignent celles d’hier et seront encore plus pressantes demain. Mais comme tétanisés, nous ne parvenons pas à nous en saisir et à agir.

 Il y a un boulevard pour le parti politique qui saura démystifier aux yeux du citoyen lambda, donc de celui qui vote, la question de l’écologie, pour celui qui parviendra  à montrer qu’écologie et vie moderne ne sont pas deux notions antinomiques, mais bien qu’elles vont de pair!!!!

Qui pourra relever ce défi?

Lionel Jouan.


Allez, finissons sur une ode au merveilleux .


Par sylvie tassin - Publié dans : reflexion
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Samedi 17 octobre 2009

Furieux, Jean Marc Ayrault. Cette histoire d’aéroport sème le trouble au sein de sa majorité, les Verts demandant un référendum régional sur la question de l’aéroport, Pascale Chiron ironisant sur un aéroport HQE équivalant à un kouign-amann sans beurre, donc un leurre !

Quant à Benoît Blineau ,élu MoDem  opposé à ce projet, il se fait qualifier de « gauchiste » pour avoir fait entrer par la fenêtre de son bureau des  personnes souhaitant assister au débat public et se retrouvant coincées derrière des grilles fermées.

Certes, la méthode Blineau, spontanée, est peu orthodoxe.

Mais qu’elle ne soit pas  l’arbre qui cache la forêt  du  verrouillage démocratique de Jean Marc Ayrault !

 -5 minutes seulement par partisan d’une solution alternative au transfert de l’aéroport, sans que les arguments des uns et des autres puissent être contredits. L’essence même de tout débat s’en trouve ainsi spoliée.

-Des grilles fermées ne permettant pas l’accès à une salle dans laquelle est organisée un débat soi disant ouvert au  public, sur un sujet engageant la collectivité dans des dépenses dont il est légitime de questionner  la pertinence.

-Une attention très dilettante de la part de Jean Marc Ayrault  durant le débat, il quitte même ostensiblement la salle au moment où débute l’intervention d’Isabelle Loirat, pourtant très argumentée.

-Et pour couronner le tout, son argument massue contre Benoît Blineau : « c’est un comportement de gauchiste ! ».

Parole  tout de même fort surprenante dans la bouche d’un homme de gauche pour stigmatiser un opposant !

Sylvie Tassin.

Par sylvie tassin - Publié dans : billets d'humeur
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Mardi 6 octobre 2009

Interrogeons nous sur notre rôle de citoyen.

De nombreuses associations étaient représentées lors de ce rassemblement et du débat qui a suivi, et  la qualité des intervenants  était  saisissante.

A une époque où nos hommes et femmes  politiques se ruent dans l’empathie voyante, les appels grandiloquents  au pardon , à la punition , et autres formes d’exhibitionnisme, le rassemblement comme le débat étaient  ici d’une dignité remarquable.

Les personnes présentes  ont exposé avec mesure , précision  et pudeur la nature de leurs  souffrances et de leurs  revendications.

Plusieurs points doivent nous alerter.

Ce n’est qu’en décembre 2004 que la loi créant la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité fit de l'injure à raison de l’orientation sexuelle un délit .

Et aujourd’hui encore il n’existe pas d’outil statistique   permettant de recenser les plaintes pour homophobie, qui se retrouvent toujours mélangées aux plaintes de droit commun.

Les associations se battent donc pour que soit  créé un code spécifique appliqué aux plaintes pour attaques homophobes et effectivement on mesure à quel point ce manque peut entraver la défense des droits des homosexuels en empêchant un état des lieux indispensable pour mieux prendre la mesure d’une homophobie qui tire souvent sa force de son caractère rampant.

Ce code nous mène tout  naturellement à la question suivante : quelle nomenclature pour les injures homophobes ?

Là aussi le bât blesse terriblement, car comment faire reconnaître , lorsque des expressions comme « bande de pédés »  peuvent résonner  impunies dans des stades aux foules survoltées  -alors même que les instances fédérales  de football ont signé la charte de lutte contre l’homophobie-que ces termes trop souvent banalisés portent des atteintes violentes et profondes  à la dignité de l’être humain.

Et que reste-il au plaignant  lorsque le motif d’homophobie n’a pas été retenu ?

Comment vivre avec ce sentiment terrible d’être blessé sans que cela soit admis par l’autre?

Car la reconnaissance du tort causé est  l’étape fondatrice sans laquelle il est impossible de guérir de la blessure faite.

 Peu étonnant, face à une telle inertie de nos sociétés, que les victimes n’aient que rarement l’énergie d’être militants.

Comment se protéger aussi du risque  d’accusations  de prosélytisme toujours tentantes lorsque l’on ne souhaite pas accorder à l’autre son droit à la différence ?

Pourtant la différence sémantique est nette  entre le fait de s’exprimer librement et celui de  faire pression sur quelqu’un pour produire chez lui un changement ….

Et surtout, la phrase qui m’a le plus touchée est celle que les associations et leurs avocats prononcent très vite devant les victimes :

« La justice n’est pas juste , c’est un dossier papier que nous allons monter ensemble, dans lequel votre souffrance ne sera pas évaluée ».

Cette mise en garde est certainement terrible à entendre lorsque l’on se sent humilié dans ce qui constitue son identité.

Un des représentants  nous demandait d’avoir bien conscience de ce qu’il reste à faire, et de contribuer à ce qu’à l’avenir nul n’hésite plus à dénoncer ce qu’il considèrera comme une attaque homophobe.

Je crois effectivement que tel est bien notre devoir à tous  : entendre l’injure,  la reconnaître comme telle pour ensuite pouvoir la condamner.

C’est le devoir de la justice, mais aussi de chaque citoyen respectueux des fondements de la république que sont la liberté, l’égalité et la fraternité.

Car après tout, ce dont il est question ici est bien que chacun puisse jouir pleinement de  droits aussi essentiels à l’homme que ceux-là .

Sylvie Tassin.

 

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Dimanche 27 septembre 2009



Nous vous appelons à nous rejoindre nombreux au rassemblement de ce ux qui soutiennent la lutte contre les attaques homophobes.
Par sylvie tassin - Publié dans : reflexion
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Mercredi 16 septembre 2009

J’ai attendu plusieurs jours avant de visionner la vidéo de Brice Hortefeux et  Jean François Copé à Seignosse. Le spectacle est bien plus affligeant que je ne le pensais,  et la remarque finale n’était que l’aboutissement d’une suite de dérapages verbaux d’autant plus indignes qu’ils proviennent  d’un ministre en fonction , d’un chef de file des députés du parti au pouvoir, lors d’une université d’été de ce même parti, à un moment où ils se savaient filmés.

Je ne reproduirai pas leurs propos, chacun sait où les trouver.

Peut-être se défendront-ils en disant qu’ils faisaient de l’humour ?

Dans ce cas, c’était de l’humour version Saki  « L'imagination a été donnée à l'homme pour compenser ce qu'il n'est pas. L'humour pour le consoler de ce qu'il est. »,

ou  Louis Scutenaire « L'humour est une façon de se tirer d'embarras sans se tirer d'affaire. »

Lorsque l’on élit  à la présidence un homme politique qui a prononcé des paroles aussi graves et lourdes de sens que : « je vais nettoyer les cités au Karcher », peu étonnant que les  personnalités aux responsabilités dans son parti  s’autorisent  de tels propos  sans même se poser la question de leur poids et des conséquences à assumer.

Il est temps que le devoir de mémoire s’impose en politique.

Peut-être pourra-t-on enfin faire mentir Jean Mistler : 

« La politique est l’ensemble des procédés par lesquels des hommes sans prévoyance mènent des hommes sans mémoire.»

Par sylvie tassin - Publié dans : billets d'humeur
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