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Citoyenne libre, et engagée, car: "Nous sommes collectivement responsables de ce que nous laissons faire".

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Formation de l'enseignant: merci l'Afrique.

Jamais aucun politique français ne parle de l'enseignant de cette manière.

Merci  Dakar.

Sylvie Tassin

 

http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=65197

 

EDUCATION : L’enseignant, premier facteur de performance
 

 

L’école ne saurait évoluer sans des enseignants bien formés et motivés. Telle est la conviction des participants à la journée mondiale de l’enseignant célébrée à Dakar, ce samedi.

La journée mondiale de l’enseignant traditionnellement célébrée le 5 octobre 2010, a été fêtée le 6 novembre 2010 en présence du ministre du Préscolaire, de l’Elémentaire, du Moyen Secondaire et des Langues nationales, Kalidou Diallo. Les autorités et le comité d’organisation l’ont décalée pour donner une nouvelle dimension à son organisation. Cette journée tend vers une institutionnalisation. « C’est pour la première fois que les syndicats, avec le ministère de l’éducation, ont décidé de la célébrer ensemble. L’année prochaine, on fera de sorte que cette journée soit inscrite dans l’agenda du ministère de l’Education. Le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, m’a instruit de vous appuyer », a dit Kalidou Diallo. Les enseignants, a-t-il dit, ont joué un « rôle déterminant dans la conquête des libertés d’expression, de marche, et de revendication ».

Important rôle

Selon le président du comité d’organisation, le Pr. Cheikh Faty Faye, le thème : « La Reconstruction passe par les enseignants » remet sur la table l’apport de cette corporation dans la formation des ressources humaines, le modelage de leurs comportements, entre autres. « Le thème internationalement retenu cette année pose l’indispensable contribution de toute la profession enseignante à travers le monde dans la recherche de solutions pour sortir le monde de la grave crise économique qu’il connaît aujourd’hui », a-t-il indiqué.

Personne ne pouvait mettre en doute, l’apport de cette profession dans le développement économique des pays. « Les enseignants sont reconnus comme étant les catalyseurs pour des institutions fortes, capables de générer la croissance et le développement », a souligné la représentante de l’Oit. Un point de vue partagé par le représentant du Bureau régional de l’Unesco à Dakar pour l’éducation en Afrique (Breda) qui a rappelé que la recommandation de l’Oit et de l’Unesco du 5 octobre 1966 et celle de l’Unesco de 1997 exigent l’organisation de la formation et le recrutement d’enseignants pour répondre à la demande en formation des enfants, des adolescents et des adultes en éducation mais aussi leur protection sociale ainsi que de leur famille.

Les abondons coûtent cher à l’Etat entre 2006 et 2008. L’Etat qui dépense, en moyenne, 85.000 F Cfa par élève dans l’Elémentaire. « Les abondons sont coûteux pour l’Etat. Ils représentent 11 % des dépenses publiques du secteur de l’éducation de l’Elémentaire »,Selon Mme Salimata Faye qui a présenté une communication sur la déperdition scolaire, le taux d’abandon est en augmentation. Il tourne autour de 25 % entre le Ci et le Cm2. La difficulté d’adaptation à l’environnement scolaire, les redoublements, les tâches ménagères, les conditions économiques des parents, expliquent cette prévalence.

 

Idrissa SANE

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