Samedi 4 février 2012
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C'est un discours extrêmement courageux que François Bayrou a prononcé aujourd'hui sur l'école, car il va totalement à l'encontre de sa mise en accusation
perpétuelle qui la détruit, en détruisant la confiance des élèves, celle des parents, et celle des
enseignants en eux mêmes.
J'espère que ce discours restera un élément majeur de cette campagne.
Quelques extraits marquants.
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Je suis pour la diffusion de la culture générale pour que chaque élève dispose, dans le monde complexe qui est le nôtre, de la
boussole nécessaire pour se retrouver dans la prolifération des informations et former son propre jugement.
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Je suis pour une école qui hausse son niveau d'exigence et qui met ainsi au service de ceux à qui leur milieu social ne peut pas apporter le
bagage culturel nécessaire la compréhension du monde.
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Rendre l'école à elle-même, c'est d'abord lui rendre le respect qu'on lui doit. Je suis pour une société qui s'affirme solidaire
avec ses enseignants et non pas qui instruit perpétuellement le procès de ses enseignants. Le procès qui a été
nourri ces dernières années contre eux,incessamment, par les gouvernements de gauche d'abord, de droite ensuite est, pour moi, un pur scandale moral. Ceux qui les
mettent en accusation, qui disent qu'ils ne travaillent pas assez, ceux-là ne tiendraient pas deux heures en face d'une classe de collège et même quelquefois d'écoles élémentaires !
Ceux qui tiennent ces propos n'ont aucune idée de la somme de travail que représentent la préparation, les corrections, les travaux divers et variés et d'abord administratifs
que représentent en réalité 20 heures ou 17 heures de cours effectifs au collège ou au lycée.
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Nous devons reconstruire et nous devons le faire en pensant d'abord à l'enseignement public.
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La sécurité physique et morale, la certitude d'apprendre quelque chose, la volonté que l'enfant se sente bien, en tout
cas qu'il ressentent l'enseignement qu'il reçoit comme légitime, tout cela, c'est ce que l'école de la République doit aux futurs citoyens que
sont les élèves et aux citoyens actuels que sont les parents.
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Je pense qu'il faut en finir avec les réformes à perpétuité qui déstabilisent l'institution et qui troublent ceux qui
la servent. Il y a dans tout cela de nombreuses démagogies, mais il est une idéologie dangereuse. Je désapprouve l'idée que ce soit par l'intérêt financier,
par les primes, par la carotte financière,que l'on doive obtenir le comportement que l'on souhaite des enseignants. Ils ne comprennent pas, ceux qui sont des obsédés de la prime
et sans doute aussi de la sanction financière, qu'il est d'autres valeurs, d'autres raisons de vivre que l'argent et que, précisément, ces raisons de vivre,
c'est à l'école qu'on les transmet. Ils ne comprennent pas qu'un enseignant n'est pas le concurrent d'un autre enseignant et n'a aucune envie de le devenir.
Ils ne comprennent pas l'enseignement ce n'est pas la société de concurrence, ce n'est pas la compétition seulement et c'est même probablement le
contraire.
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L'enseignement valide, c'est celui qui unit des connaissances solides avec une générosité chaleureuse que l'élève sent,
que l'étudiant sent et qui leur permet de s'épanouir !Voilà ma doctrine pédagogique !
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C'est dans l'expérience, le savoir-faire, l'humanité, la générosité des maîtres, que se situe,dans le premier degré comme dans le second
degré, le gisement de progrès de l'éducation,spécialement en France.
Cela est ma philosophie du progrès de l'école.
Retrouvez le discours ci-dessous.
http://pouvoirpolitique.com/video/agenda-20122020-2eme-forum-discours-de-cloture-040212/
Ses 30 propositions sont ici.
http://bayrou.fr/article/francois-bayrou-presente-ses-30-orientations-pour-leducation
Par sylvie tassin
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Publié dans : éducation
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